Mal être des enseignants et profs

Enseignant, un métier qui change mais va-t-on vers le meilleur ?

Contexte

Le métier d’enseignant au fil des décennies est devenu très difficile.

Ce n’est pas le contenu de l’enseignement qui se complexifie, c’est l’environnement. Lorsque l’on parle de l’environnement, il s’agit du métier et des attentes des enfants, des parents, de la hiérarchie, de l’institution.
Et que fait-on de l’attente des Enseignants ?

Depression prof
D’autres ont choisi de démissionner, et de quitter ce noble métier, plein d’avantages, vacances, sécurité de l’emploi, fonction prestigieuse. (c’est une boutade bien sûr)
Si l’on peut comprendre (pas accepter) les problèmes, et ils sont nombreux, violences verbales, injures, violences physiques, pressions de la part des élèves et de leurs parents, il est moins facile à d’avoir « à lutter » avec des personnes de son propre camp, collègues, hiérarchie, institution.
Les enseignants qui font de la résistance essaient de tenir, s’essoufflent, et combien de temps vont-ils tenir ?
Certains se sont désengagés psychologiquement et intellectuellement, ces « Zombies » de l’enseignement, déroulent du cours comme on le ferait d’une pelote de laine, sans passion, sans émotions, et « tuent » le temps en attendant le retraite, pour ceux et celles en début de carrière, ça va être très long.
Peut-on raisonnablement vivre son métier, qui plus est celui de l’enseignement, de cette manière ?
 

Quelle issue ?

Si pour beaucoup d’enseignants, le besoin de reconnaissance est abandonné, le besoin de moyens, de conditions meilleures sont devenus des nécessités.
Aujourd’hui lorsqu’un enseignant sort d’une situation difficile, il le fait grâce à une performance personnelle. Cette performance, il la doit à son engagement, son temps, son intérêt pour son métier, et aussi pour des qualités personnelles qui dépassent largement ses outils pédagogiques classiques. A chaque situation compliquée il doit « réinventer » une nouvelle solution, et combien de temps va-t-il consommer encore ? Combien de moments difficiles doit-il vivre encore ? Pendant combien de temps va-t-il encore tenir ?

Quoi faire ?

Des solutions pour améliorer le travail des enseignants (et de leurs élèves), beaucoup ont été proposées et d’autres encore restent à découvrir, mais cela va prendre encore combien de temps ?
Une bonne part des situations sur lesquelles on peut agir vite, c’est ce que font déjà bon nombre d’enseignants, c’est de développer leurs propres moyens. L’idée et on la développera plus loin, n’est pas d’entrer en résistance, être assiéger et vouloir tenir le plus longtemps possible n’est pas la solution, comme dirait Laspalès « y en a qui ont essayé .. . », cela a duré qu’un temps.
Bien des sujets difficiles à régler ne sont pas du ressort des enseignants, alors la seule variable sur laquelle l’enseignant peut encore influer, c’est lui-même.

Bien sûr, certains diront que c’est à l’éducation nationale de prendre en charge les problèmes. Oui, mais comme elle ne le fait pas, doit-on attendre et continuer de travailler dans de mauvaises conditions ?

Quoi faire suite.

Si rien ne se fait, ce n’est pas l’éducation nationale qui souffre, c’est bien l’enseignant, et par voie de conséquence, les enfants et tout le système éducatif.
Pour bon nombre d’enseignants le mal est déjà fait, mais doit-on laisser continuer ? Une grande majorité d’enseignants ont intégré la fonction par vocation, pour exercer une fonction noble. La noblesse de la fonction a disparu, et si l’on ne fait rien, on risque de continuer de perdre des compétences, cette énergie, cette passion, ces talents.
Lorsqu’une majorité d’enseignant a mal à la  tête, est-ce qu’il faut attendre que l’éducation nationale propose une campagne de traitement à l’aspirine, ou doit on le prendre de sa propre initiative ?
Pour ceux qui attentent la campagne de traitement à l’aspirine, ils vont avoir mal à la tête longtemps.

Autre article à consulter:
Le ras le bol des profs

 

La solution le plus rapide aujourd'hui est la solution individuelle
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Pour développer ses capacités en matière d’interactions avec ses élèves, les parents, les collègues, la hiérarchie, il existe un ensemble de techniques dont le nom est l’APR (Accompagnant Profil Ressource).
L’APR est surtout un formidable ensemble de techniques de communication, de compréhension des autres et de soi-même, et surtout le moyen d’interagir efficacement sur les autres, et sur soi. La méthode est invisible, silencieuse, percutante.
L’APR a aussi un intérêt tout particulier pour soi-même, pour son propre développement, sa confiance et son estime de soi. Combien d’enseignants sont touchés dans leur estime, ou confiance en soi ? Combien portent le poids d’une culpabilité d’une (soi-disant) insuffisance professionnelle .

 

L’APR est une méthode pragmatique, réellement efficace et utilisable en toute circonstance d’interaction. Pour beaucoup, il a été dit que c’est la pièce manquante, c’est le « faire-savoir », qui permet de passer le savoir à l’apprenant.

De l’apprentissage pour les enseignants, bien évidemment ! L’enseignant dont c’est le métier de transmettre, connait la valeur des apprentissages nouveaux, et si il le croit bon pour les autres, il en est persuadé aussi pour lui-même. Que penseriez-vous d’un médecin qui pendant 10 ans, 20 ans ne s’est pas formé ? Que penseriez-vous d’un médecin qui ne veut pas de la nouveauté ? Si c’était le cas, en médecine, on en serait toujours à la saignée et à la sangsue !

Il est évident que la formation des enseignants pour le monde d’aujourd’hui, et les contraintes qui leurs sont imposées, est un des axes de progrès mais qu’est-il fait en la matière ? Les solutions sont multiples et il y a mille et un axes d’amélioration, mais cela ne reste que des velléités. Les burnout et les dépressions en masse, doivent-ils être les seules solutions pour « arrêter le massacre » ? A défaut de solutions plus structurales de l’enseignement, des institutions, il est possible de miser sur la réponse individuelle, sa propre prise en charge. Ce n’est que du coup par coup alors qu’il faudrait une vraie révolution, mais sous prétexte que l’on ne peut rien faire sur l’ensemble de l’éducation nationale, ne doit-on rien faire du tout, même individuellement?

L’APR est une de ces solutions, individuelle, alors qu’il faudrait repenser le système pour le refondre. Les enseignants sont dans l’urgence, attendre c’est laisser la situation s’aggraver, c’est maintenant qu’il faut agir.

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Commentaires (1)

  • Aurélie

    J’enseigne l’italien dans un collège en région parisienne.
    Je vous propose modestement mon retour d'expérience et j'ai aussi une question concernant l'APR.
    La mise en place de l’EPI ne s’est pas réalisée facilement. Le choix des projets, plus ou moins dicté, n’était pas toujours très compatible avec l’intérêt des élèves. Le travail en petit groupe favorisait d’autres types d’activités ou d’approches que les cours avec des classes entières. Mon chef d’établissement m’a laissé choisir avec mes élèves des thèmes qui leur paraissaient importants et favorisants l’apprentissage d’une langue. On a opté pour un travail sur l’estime et la confiance en soi. Ce projet s’est un peu imposé au groupe et surtout a remporté l’unanimité. Ce domaine dépassant un peu mon champ de compétences, j’ai acheté, un peu par hasard, le livre dont vous êtes l’auteur « Estime et confiance en soi- une vraie méthode » . Ce livre permet effectivement de proposer tout un ensemble d’activités pour les élèves sur ces thèmes. Est-ce que la formation APR permet d’intégrer à la fois ces techniques sur l’estime et la confiance en soi, et permet-elle d’aller plus loin que ces thèmes ? J’ai aimé le contenu et l’approche APR, peut-elle fournir d’autres techniques pour encadrer et faire progresser ? Bravo pour votre livre, et avec un peu d’avance, merci de votre réponse.
    Aurélie

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Commentaires

Jean-Claude
Après de longues recherches, j’ai opté pour cette formation de management avec l’APR, que je ne conn...
Joan
Je souhaitais remercier Thierry pour cette formation sur l’estime et la confiance en soi. Après avoi...
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La formation que propose Thierry est très enrichissante. Une diversité de cours et d'approches de l'...
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